Review Journal

Compte-rendu d'une interview téléphonique entre l'auteur et le "Las Vegas Review Journal" paru le 16 septembre 2007, dans laquelle il parle de "Confessor".


Terry Goodkind a répondu à notre coup de téléphone, et nous a demandé s'il pouvait nous rappeler quelques minutes plus tard. Quand il nous rappelle, l'auteur installé dans le sud du Nevada s'excuse et nous explique qu'il parlait de son livre avec un éditeur.

Son livre qu'il vient de finir d'écrire il a seulement six heures. Celui que des millions de lecteurs désireux vont pouvoir tenir entre leurs mains dans seulement huit semaines. Celui qui apportera la conclusion à la série de fantasy qui connaît le plus de succès.

Mais si Goodkind est, comme il le dit, "un peu frit" (a little fried) par son sprint de dernière minute, il est également heureux de parler de "Confessor", le tant attendu 11ème et dernier volume de son cycle "l'Épée de Vérité".

Voyez-vous ça : Goodkind est enthousiaste de parler de "Confessor". Et même si il arrive à faire passer les effets d'une sérieuses dose d'adrénaline, Goodkind à l'air d'un enfant  le jour de noël lorsqu'il parle de la manière dont il a du mal à attendre que les lecteurs puissent voir comment il conclut la série et (attention, semi-spoiler) pouvoir passer à l'étape suivante.

Les chiffres annoncent seulement l'importance de l'évènement programmé le 13 novembre pour la sortie de "Confessor". Goodkind dit que son agent estime qu'il a vendu plus de 20 millions de livres dans le monde, qu'ils ont été traduits dans des douzaines de langues, tous ayant été des best-seller internationaux - l'un d'entre eux, "Phantom", a été classé premier dans la liste des meilleures ventes du New York Time la semaine de sa sortie - et Sam Raimi, qui a réalisé les films "Spiderman",  a placé une option sur son livre pour l'adapter en mini série télévisée.

"L'Épée de Vérité" évoque les histoires d'aventure que Goodkind adorait lire étant jeune - le type d'histoire que ses professeurs lui interdisaient de lire mais qu'il lisait tout de même - avec des héros et des héroïnes luttant et prenant des décisions difficiles tout en faisant face à un adversaire maléfique durant un imposant voyage. Et, comme dans les meilleures histoires d'aventures, au coeur de ces romans se trouve un fort noyau moral qui définit clairement le bien et le mal.

Cependant, quand Goodkind a commencé à écrire "la Première Leçon du Sorcier", le premier volume de la série, il n'avait pas prévu de le vendre. Goodkind se rappelle qu'il se sentait juste "conduit par l'écriture".

"J'écrivais pour me raconter une histoire à moi-même" explique-t-il. "Je n'ai jamais prévu de faire autre chose. Je voulais juste écrire un histoire, me divertir et passer du bon temps".

Mais après en avoir achevé une partie, "j'ai pensé "c'est vraiment bon" " raconte Goodkind, en rigolant. En fait, Goodkind fut convaincu que le livre deviendrait un best-seller. Il a recherché quel était le meilleur agent du pays, lui a envoyé son manuscrit, et la suite fait, pour sa légion de fans, partie de l'histoire.

Le succès de la série à validé la croyance inébranlable de Goodkind que "les gens ont faim de grandes histoires" qui ne font pas seulement divertir mais sont "émotionnellement nutritives, alimentant la psyché et renforçant leur sens des valeurs et leurs sentiments au sujet de la vie. Qui leur donne de l'inspiration pour leur propre vie".

En dépit de la complexité de ses romans, le travail de Goodkind tend à être confiné au genre qu'est la fantasy. Goodkind comprend pourquoi il en est ainsi, même s'il ne l'a jamais vraiment accepté.

"Mes livres ne tournent pas autour de l'imaginaire" dit-il. "Mes livres parlent de personnages qui essaient d'accomplir quelque chose dans leur vie et qui rencontrent de nombreux défis. Les livres parlent de romances, d'intrigue politiques, de mystère, toutes ces choses, et l'imaginaire n'est qu'un de ces éléments".

Au-delà de ça, Goodkind considère ses livres comme un départ de l'inspiration britannique, des histoires Tolkien-esque communes au genre qu'est la fantasy. Les romans de "l'Épée de Vérité" racontent, dit-il, une "histoire clairement américaine".

"Mes histoires représentent l'idéal de vie américain, la liberté et la rechercher du bonheur", dit Goodkind, et sont de beaucoup de manières, l'illustration de "notre lutte pour la liberté, notre lutte pour l'indépendance, notre lutte pour la liberté individuelle et de personnes dirigée par la raison."

Goodkind constate, également, qu'entre 80 et 90 pour cent de ses lectures ne lisent pas de fantasy. "Ce sont des lecteurs de fiction".

"Ce sont des histoires avec un sens profond, c'est pourquoi les gens les lisent" dit-il. "Ils lisent et tournent la page pour savoir ce qu'il se passe ensuite, mais dans ces évènements, ils trouvent un sens plus grand.

"J'ai des centaines de personnes qui m'écrivent et me racontent leur histoire sur comment ils ont lu mes livres et la manière dont mes livres ont changé leur vie. Ils retournent à l'école, ou deviennent docteur, ou font ceci, ou encore cela."

Goodkind dit qu'il a entendu de jeunes personnes qui voient Richard, son héros, comme un personnage modèle. Et il ajoute "j'ai entendu des gens raconter "ma femme se mourrait du cancer, et dans les derniers mois de sa vie, vos livres lui ont rendu la vie meilleure". C'est tellement émouvant d'entendre cela de la part de personne qui sont passé par ce genre de choses."

Les fans de Goodkind se préparent actuellement pour l'acte final de l'épopée de "l'Épée de Vérité". Et, si l'excitation à peine contenue de l'auteur est une indication, elle sera incroyable.

"Ce que j'ai décidé de faire avec ce cycle est quelque chose que je n'avais jamais fait auparavant" dit Goodkind, expliquant que son but était d'offrir, en effet, "le lien manquant entre notre monde et le monde du mythe. Je voulais réunir ces deux mondes".

"Oh, c'est tellement bien", dit Goodkind, en riant. "Je suis du genre à rire frénétiquement, attendant que les gens le lisent. Ce fut vraiment amusant à écrire."

Les fans des livres de Terry Goodkind qui ne veulent rien savoir sur la façon dont le cycle de "l'Épée de Vérité" se termine doivent s'arrêter de lire ici.

Sérieusement.


Goodkind dit que "Confessor", le volume final, conclut le voyage de Richard et Kahlan d'une manière qui non seulement poursuit logiquement ce qu'il s'est passé avant, mais qui permet aux lecteurs de regarder le voyage de nos héros d'une perspective entièrement différente.

Puis, Goodkind nous offre cet indice tentateur :

"A partir de ce point, l'histoire se scinde. Ce qui donne naissance à une gamme entière de livres. J'aimerais pouvoir vivre encore mille ans afin de pouvoir raconter toutes les histoires des différentes choses qui partent de ce point".

La fin de "l'Épée de Vérité" est, dit Goodkind, "une sorte d'évènement pivot dans ce monde, et c'est la genèse de nouvelles choses qui partent dans toutes les directions".

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Texte traduit par François

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