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#1 21-05-2015 16:11:25

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Felurian contre Susan Sto Helit

Si vous ne connaissez pas les Suvudu Cage Match, je vous invite à parcourir les précédents sujets « ».

Cette année Patrick Rothfuss avait promis que si Felurian arrivait en finale, il écrirait lui-même le combat désirant pouvoir faire un hommage au défunt Sir Terry Pratchett.
Voyant le demi finale arriver il a pris les choses en main en écrivant ce prologue dont je vous soumet ci-après ma traduction :


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Imaginez, si vous voulez, rien. Une infinie étendue de vide. Une étendue de noirceur, qui ne peut que chambouler l’esprit par sa taille immense froide et vide.
Maintenant, dans ce vaste rien, imaginez une tortue. Elle bouge au travers le vide avec une grâce doucereuse. Une nageuse solitaire dans une mer constellée infinie.
Au dessus de la carapace creusée d’impacts de comète de cette vielle tortue se tiennent quatre éléphants. Ils sont aussi immenses que des lunes ? Sur leur large et patient dos ils portent tout un monde.
Ces choses existent. Elles sont aussi réelles que vous et moi. De plusieurs façons, elles sont plus réelles.
Sur le dos des éléphants, repose un monde qui est plat et rond comme un disque. Tout autour de ses limites, des océans se déversent sans cesse dans le vide noir de l’espace.
C’est la magie qui renouvelle la chute infinie des océans. Mais c’est la science qui rattrape l’eau bouillonnante, la ventile. Forme des gouttelettes. Fai s’évaporer. Sublimer.
C’est ici, où science et magie sont côte à côte,  que quelque chose d’ordinaire et merveilleux arrive. La lente, lourde lumière solaire de ce monde improbable touche l’eau tombante. Et ce monde, ces éléphants, cette tortue,( dont le nom est A’Tuin) sont tous cerclés d’une couronne d’arcs en ciel.
C’est juste comme ce doit être. Ca a toujours été comme cela. Ce sera toujours comme cela.



***



Il faisait nuit sur le Disque monde. Sous les étoiles il y avait une colline, sur la colline, une clairière, et dans la clairière, une simple Pierre levée.
La colline n’était pas particulièrement remarquable, la clairière ne l’était pas non plus. La Pierre dressée était remarquable, mais uniquement lorsque la remarque pouvait être du type, »pourquoi ne puis-je compter cette pierre alors qu’il est évident que c’est la seule pierre présente ? »
Ceci mis à part, il n’y avait rien de particulièrement notable à propos de cet instant ou de cet endroit. Le croissant de lune procurait une fine lumière argentée. Elle tenait légèrement dans le ciel juste au dessus de l’horizon. Cela, enfin, procurait un peu de drame à la scène. C’était un bel effet, si vous êtes dans ce genre de choses.
Susan Sto Helit se tenait à la limite de la clairière. Elle n’était pas dans ce genre de choses. Elle attendait là depuis une bonne heure, à moitié cachée dans les ombres. Ses pieds la faisaient souffrir, et la lune l’irritait de plus en plus.
C’était, avait-elle décidé, un petit peu trop léger, un peu trop prévu. La lune se tenait à une distance parfaite de l’horizon. Plutôt joli du premier coup d’oeuil, mais lorsque vous passez un peu de temps à la regarder, vous ne pouviez pas vous empêcher de sentir que c’était essayé un peu trop fort.
C’était une lune à présage. C’était périlleusement proche de mythique. Vous ne pouviez avoir confiance en une lune comme celle-ci.
Felurian sorti de part l’arrière de la pierre dressée et marcha dans la clairière. Elle était pâle et élancée. Ses cheveux étaient long et sombres, et ils tombaient aussi aiguisés qu’une ombre où un couteau.
On aurait pu dire qu’elle était parfaitement nue. C’est le genre de choses que les gens ont tendance à dire. Mais peut être est t’il préférable de dire qu’elle était aussi nue que la lune, et tout autant modeste, pour autant dire qu’elle semblait parfaitement à l’aise où elle était, comme elle était. Elle se tenait dans la clairière comme si elle lui appartenait, comme si c’était sa maison. Susan sortit des ombres à la lisière des arbres et marcha en sa direction. Elle était vêtue d’une longue robe et de bottes confortables. Ses cheveux étaient tirés serrés sur sa tête. Leur blancheur brillait d’argent dans la lumière lunaire, sauf pour un unique trait de noir. Elle transportait un tisonnier à cheminée en une main, le sombre acier presque invisible contre l’obscurité de la nuit.
Felurian hocha vers Susan poliment.
« Tu as reçu mon message, » dit elle. Sa voix étrangement étouffée,  étrangement douce, mais claire, comme si prononcée aux oreilles de Susan.
« Et tu es venue. Je t’en remercie ».
« Je suis venue, » dit Susan.
« Bien que la raison pour laquelle tu ais choisit ce endroit me dépasse. C’est la fin de nulle part. »
Felurian acquiesce un étrange sourire, sa tête penchée sur le côté,
« Que sont l’espace et le temps pour des créatures telles que toi et moi ? »
Entendant cela, Susan s’humecta les lèvres, comme si elle allait s’offenser du mot créature, puis laissa passer. Elle soupira à la place.
«Très bien. Si nous allons nous battre, finissons-en. Il fait frisquet et j’ai une classe à enseigner demain matin ».
Felurian secoua doucement la tête, déversant ses longs cheveux se par dessus une épaule. « Ce n’est pas ce pourquoi je suis venue, » dit elle. « Ce n’est pas ce que je désire »
Ce à quoi Susan répondit par un reniflement pas très délicat. »Je ne suis pas là pour ton désir, » dit elle avec une peu de tension dans la voix.
Il y eut du silence pendant un moment dans la clairière. Les yeux sombres de Felurian se plissèrent brièvement avant qu’elle ne reparle. « J’ai entendu parler à ton sujet, » dit elle, le ton lent et mesuré. « Il se dit que tu as le don pour voir la vérité sous la surface des choses »
Ce à quoi la tête de Susan se releva un peu. Son expression n’était pas exactement fière. Mais il y avait quelque chose proche de l’orgueil ici.
Une auto assurance aussi dure et éprouvée que…bien, qu’un tisonnier à cheminée,
« En effet » dit elle.
« Et ainsi je viens à toi. » Dit Felurian, « J’ai quitté la sécurité des frondaisons de ma forêt. Je viens à toi désarmée et san peur. »
« Et nue »
Felurian se regarda en bas, puis en haut, son expression joyeuse.
« Quand bien même. » Dit elle poliment, comme si Susan avait fait une observation particulièrement commune au sujet de la météo.
«  Est-ce là tout ce que tu peux voir ? Ce que j’ai entendu est-il si faux ? »
Susan senti son visage s’échauffer à ce reproche.
« Si tu as les compétences pour voir, regarde moi, » dit Felurian, étendant largement ses bras sur ses côtés.
« Sui-je un objet de mauvais goût ? Ne sui-je qu’une bête consumé par rien d’autre que la luxure ? Ne sui-je que luminosité sans étincelles à l’intérieur ? »
Les traits de Susan devinrent sérieux, et elle s’immobilisa. Non… ce n’était pas qu’elle était immobile. C’est juste qu’elle semble être plus présente que précédemment. Comme s’il y avait plus d’ici. Comme si, comparé à elle, rien d’autre n’était réel. Elle se tourna pour voir Felurian, ses yeux comme des étoiles lointaines ?
« NON » dit t’elle précautionneusement,
« TU ES BIEN PLUS QUE CELA, »
« Effectivement, » dit Felurian. Si elle était embarrassée par le changement d’attitude de Susan, elle ne le montra pas.
« Si je ne cherchais qu’un simple avantage, il y a maintes choses que j’aurais pu emmener, Je pourrais tirer autour de moi tout le ciel tel un manteau et saisir le croissant de lune comme la lame d’une faux. »
Susan regarda, pendant que Felurian parlais de sa douce et gentille voix. Elle dit les mots sans en accentuer particulièrement. Sans menace ni rancune. Honnêtement,Susan aurait préféré que la femme fée ait mis un peu de tonnerre dans sa voix. Elle savait quoi faire quand les créatures mythiques commençaient à être grandiloquentes. Neuf fois sur dix, un impact sur l’oreille avec un tisonnier remettait les choses dans l’ordre, et la plupart des autres, on pouvait les ignorer sans craintes.
« Donc. » Le ton de Felurian était agaçant, et cela pris un instant à Susan de réaliser pourquoi. C’était le même ton que Susan elle même utilisait avec ses étudiants quand ils étaient particulièrement lents.
« Que vois tu. Pourquoi viendrai-je ainsi dans tes terres ? Toute dévêtue et les mains vides ? »
Susan pris une inspiration et expira à nouveau. Remisant son irritation de côté, la réponse était aveuglante. « Parce que tu n’est pas là pour le combat,’ dit elle. Elle ne divulgua pas le reste de sa pensée : Parce que tu n’as pas peur de moi.
« Tout à fait »dit Felurian souriante.
Susan regarda vers son tisonnier dans la main, se sentant étrangement embarrassée de l’avoir emmené. Elle le rejeta presque, puis s’arrêta. Il y avait une grande différence à se sentir idiot et être idiot.
« Pourquoi est –tu donc là si ce n’est pas pour te battre ? » demanda t’elle.
« Discuter, » dit Felurian d’un sourire joueur. « Si nous nous battons, il y aura une gagnante, et la gagnante affrontera Lady Mort. »
Je connais quelque petites choses au sujet de la mort, » dit Susan sèchement.
« Tu dois donc savoir que ce sera un combat qu’il ne sera pas aisé de gagner pour aucune de nous deux, » dit Felurian.
Susan contempla un instant si elle pouvait protester, puis elle se ravisa et hocha à la place ?
« Il y a une autre façon, » dit Felurian. « C’est mon domaine d’expertise. »
A cela Susan ravala sa réponse. « Et de quelle genre d’expertise sagit’il ? » demanda t’elle, faisant de son mieux pour garder sa voix sans sarcasmes.
Felurian souri alors pour la première fois. Un large et agréable sourire. Il était blanc et aiguisé et léger comme la lune.
« Cooperation, » Dit Felurian.




Et la suite (non traduite) est par --->


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